19.10.2021

Bio-CNG|LNG: carburant idéal pour le secteur de transport et logistique

Décarboner le secteur du transport en Belgique paraissait utopique, c’est pourtant une réalité dès maintenant grâce au Bio-GNL et Bio-CNG.
Ces deux carburant sont gaz en fait d’origine renouvelable, produit principalement à partir de déchets agricoles. On considère que ces deux carburants sont neutres en carbone, ce qui veut dire qu’un transporteur et ses clients peuvent ainsi atteindre leurs objectifs climatiques.

Peut-on déjà se procurer du Bio-GNL et de Bio-CNG aujourd’hui? La réponse est positive. Il existe déjà un certain nombre de stations CNG délivrent du Bio-CNG et on peut dès aujourd’hui charger du Bio-GNL au terminal de Zeebrugge.

Dispose-t-on aujourd’hui de suffisamment de réserves de ce carburant ? Oui, le potentiel est identifié en Europe et en Belgique. Plus de 800 sites d’injections de biomethane existe déjà au niveau européen et pour la Belgique on parle d’une vingtaine de projets réalisées d’ici deux ou trois ans. Si on regarde la ligne du temps, on se rend compte que le diesel va continuer a être utilisé de manière importante dans le secteur de transport et de logistique. Mais progressivement le gaz renouvelable et donc le Bio-GNL va trouver sa place euh on constate vraiment que ce Bio-GNL n’est pas seulement un carburant de transition.

La demande de gaz en tant que carburant a fortement augmenté ces dernières années, et le terminal du gestionnaire de réseau Fluxys a été agrandi dans le port de Zeebruges.
Dès 2010, Fluxys a équipé le terminal GNL de Zeebruges de baies permettant de charger et de transporter le GNL par camion ou par container de façon à approvisionner le secteur de transport maritime ou les stations de ravitaillement pour le secteur le transport routier.  Le succès est assez impressionnant puisque de a peu près 1000 d’opérations comptabilisées en 2015, chargement de camions, on comptera fort probablement fin de cette année-ci près de 7000 opérations de chargement de containers. Pour répondre à cette demande croissante du marché Fluxys a pris la décision de construire 4 baies de chargement additionnels qui devait être opérationnel d’ici la fin du 2023. Depuis l'année dernière, les utilisateurs de ce terminal peuvent également faire le plein de Bio-GNL en plus du GNL conventionnel.

Pour réduire l’impact environnemental du transport routier, switcher au GNL c’est bien, euh passer au Bio-GNL, c’est encore mieux. Dans ce cadre-là, euh FLuxys a pris euh les initiatives nécessaires pour que le terminal soit certifié et euh puisse faire partie d’une chaîne intégrale Bio-GNL. Depuis fin 2020, le terminal GNL de Zeebruges dispose d’une certification, c’est une première pour un terminal. Aujourd’hui, nos clients ont la possibilité de venir charger du Bio-GNL directement au terminal de Zeebruges et approvisionner leur clients.

L'un des clients est LNG Drive Systems, qui exploite des stations-service en GPL, en CNG et en GNL dans notre pays. Non seulement il est possible de faire le plein en Bio-GNL mais l’entreprise offre également un soutien aux projets de transition pour les transporteurs. Philippe Desrumeaux explique : "Nous avons constaté que les transporteurs sont très intéressés par le Bio-GNL, car c'est aussi un moyen pour le transport longue distance de rester en phase avec les ambitions européennes du Green deal. De cette manière, nous élaborons avec nos clients un parcours sur plusieurs années, afin de poursuivre réellement l'euphorie de l'accord vert année après année et de choisir un mélange de GNL et de Bio-GNL en conséquence. Cet intérêt s'explique par le fait que le Bio-GNL est un moyen rentable de réduire les émissions de C02. Ainsi, le coût en euros par tonne de C02 réduite est compétitif par rapport aux autres technologies."

Le Bio-LNG, produit à partir de déchets naturels, a le potentiel de réduire à presque zéro les émissions de C02 du transport de marchandises. Le cabinet de conseil Sia Partners a étudié le rôle que ce gaz vert peut jouer dans le secteur des transports pour atteindre les objectifs climatiques de notre pays. Dans l'étude, Sia Partners a présenté un scénario pour 2030, en examinant l'évolution du marché dans les pays voisins. Ils ont ensuite testé ce scénario en fonction d'un certain nombre de vérifications que nous avons effectuées, dont l'une concernait la disponibilité du Bio-GNL, et nous avons constaté qu'il y avait en fait plus qu'assez de euh. La deuxième vérification a porté sur le coût, et ils ont constaté que lorsqu'ils comparent le GNL et le Bio-GNL aux combustibles fossiles, ce mélange, les prix sont compétitifs. Sur la base de ces résultats, ils ont conclu que le Bio-GNL est effectivement l'une des pièces du puzzle pour décarboniser notre secteur des transports d'ici 2030.

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