15.04.2021

La Belgique abandonne le gaz néerlandais cinq ans plus tôt

Les gisements de gaz situés à Groningue et dans ses environs approvisionnent les familles et les entreprises belges en gaz naturel depuis des décennies. Cela prendra définitivement fin en 2024. En raison de divers tremblements de terre dans la zone d'extraction du gaz, les Pays-Bas réduisent leur production de gaz, tandis que notre pays souhaite diversifier davantage son approvisionnement.

L'arrêt des importations de gaz en provenance des Pays-Bas a des conséquences sur l'infrastructure gazière. Le gaz néerlandais est plus pauvre en énergie (à faible pouvoir calorifique) et est donc transporté dans un réseau de gazoducs distinct de celui du gaz riche en énergie (à fort pouvoir calorifique) provenant d'autres sources, comme la Norvège, la Russie, le Qatar, l'Algérie et les États-Unis.

Entre 2018 et 2024, 1,6 million de consommateurs passeront du gaz néerlandais au gaz naturel d'un autre pays. Notre pays est divisé en une zone strictement définie pour le gaz néerlandais et une autre pour les autres gaz. Les consommateurs ne le remarquent pas et paient partout le même prix pour la même quantité d'énergie. La taille de la zone pour le gaz néerlandais a déjà été considérablement réduite. De grandes parties des provinces d'Anvers et du Brabant flamand, Bruxelles et un nombre limité de municipalités wallonnes dépendent encore du gaz néerlandais. Selon un plan antérieur, les 1,6 million de consommateurs seraient changés petit à petit entre 2018 et 2029.

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