06.08.2020

LNG - Le carburant vert du transport international

Gaz naturel liquéfié (GNL) en français, « liquefied natural gas » (LNG) en anglais : comme pour le CNG (compressed natural gas ou gaz naturel comprimé), il s’agit d’un mélange d’hydrocarbures légers principalement composés de méthane. Le LNG est donc comparable au gaz de ville que vous utilisez à la maison sauf qu’il est refroidi à -162°C pour devenir liquide. Un processus qui permet d’en réduire 600 fois le volume, ce qui rend son stockage et son transport plus faciles et plus sûrs. Comme pour les voitures roulant au CNG, les camions et bateaux qui évoluent au LNG se montrent également plus silencieux.

Quels sont ses avantages ?
On le rappelle, en moyenne, le contenu énergétique d’un kilo de gaz naturel est 30% supérieur à celui du diesel (et 50% supérieur à celui de l’essence). Et même si on compare, sur ce plan, un kilo de LNG avec un kilo de CNG-H (à haut contenu énergétique), le LNG sort gagnant avec un contenu énergétique équivalent à 13,7 kWh contre 13,3 kWh pour le CNG-H. En d’autres mots, le rendement énergétique du LNG est tout simplement excellent. De plus, à camions comparables, le LNG émet entre 10 et 20% de CO2 en moins que le diesel, et plus de 80% de NOx et de particules en moins. Ces résultats sont encore meilleurs si on utilise du bio-LNG, et portés à leur niveau optimal sur autoroute.

Intéressant pour les longues distances
Ce n’est donc pas anodin si le LNG se développe sur les camions et les bateaux (mais aussi certains bus et trains) car ce carburant est surtout intéressant pour les longues distances, comme l’explique Didier Hendrickx, Public Affairs Manager de Gas.be, « l’autonomie des camions au LNG, qui s’élève à 1.600 km pour les derniers modèles, est supérieure à celle des camions qui roulent au CNG. Voilà pourquoi les camions CNG sont plutôt utilisés pour le transport national et le LNG pour l’international ». Ceci justifie également le réseau assez restreint de stations LNG : 13 en Belgique et 300 en Europe. « Mais ce réseau a doublé en 2 ans et l’objectif est d’arriver à 2.000 stations européennes en 2030 » précise-t-il. De quoi accroître la part de marché des camions CNG/LNG confondus à 20-30% dans 10 ans, l’objectif du secteur.

Des subsides bienvenus
Selon un rapport de la CREG (Commission de régulation de l’électricité et du gaz), « les versions CNG et LNG pour les camions reviennent en moyenne entre 15.000 et 45.000 € plus cher que les versions diesel. Sur base des prix actuels, ceci nécessite un kilométrage cumulé d’environ 400.000 km pour être économiquement compétitif ». Mais le développement rapide du réseau de stations-service et la croissance importante des transporteurs optant pour le LNG devraient progressivement améliorer la rentabilité de la solution LNG.

L’Europe pousse dans la bonne direction
Mais pour conclure, revenons-en au positif : sur le plan écologique et pratique, il n’y a pas photo ! Le LNG (cela vaut également pour le CNG) rend un bulletin plus vert que le diesel et il le sera encore davantage avec le développement de l’offre de bio-LNG. Si on analyse les nouvelles technologies disponibles, on constate que dans le secteur des camions et des navires le LNG est la seule technologie qui peut être déployée rapidement pour réaliser les objectifs climatiques. De plus, côté pratique, les directives européennes semblent pousser le développement du réseau LNG, comme le rappelle Didier Hendrickx :              « Depuis 2014, l’Europe oblige les ports européens à être équipés en points de ravitaillement LNG (le port de Zeebruges dispose d'une infrastructure pour le stockage et le transfert de LNG depuis 1987, et est l'un des principaux points d'accès pour les approvisionnements en LNG en Europe du Nord-Ouest, NDLR). Les camions pourraient donc également en profiter ! » Nous n’aurions pas dit mieux !

CO2 vervuiling Nieuws Rijden op CNG