28.12.2019

Damien Adriaens de Fluxys évoque la popularité croissante du GNL dans le transport maritime.

Damien Adriaens de Fluxys évoque la popularité croissante du GNL dans le transport maritime.
 
Les réglementations en matière d’émissions dans l’industrie du transport maritime sont toujours plus strictes. Et tout particulièrement dans les pays européens où les compagnies sont soumises à des pressions croissantes afin qu’elles se conforment aux normes les plus récentes en matière d’émissions et d’impact environnemental. Alors que de nombreux acteurs conservateurs du secteur maritime adoptent souvent une position attentiste, Fluxys constate que le GNL gagne du terrain comme un carburant alternatif. Nous avons interrogé Damien Adriaens, Head of Business Development chez Fluxys, sur les plus grands défis et opportunités du GNL.

Le principal avantage du GNL c’est qu’il est en conformité avec réglementations imposées par l’Organisation maritime internationale (OMI). À partir de 2020, l’OMI appliquera une limite d’émission de soufre de 0,5 % au niveau mondial.
 
Une réglementation supplémentaire imposera de nouvelles limites d’émission aux navires construits en mer du Nord et en mer Baltique à partir de 2021. L’OMI a également annoncé récemment son ambition de réduire d’ici à 2050 les émissions de gaz à effet de serre de 50 % par rapport aux valeurs de 2008.
 
Le carburant le plus propre.
Le GNL est le carburant le plus propre actuellement disponible pour la navigation. Par rapport au mazout lourd, le GNL émet 85% moins de NOx, 99 % moins de SOx, 99 % moins de particules fines et 20 % moins de CO2. Aujourd’hui, ce carburant ne représente pas plus de 1% de la consommation totale mais Damien Adriaens Fluxys anticipe que ce pourcentage atteindra au moins 30 % d’ici à 2030.
« La plupart des méthaniers déjà utilisés aujourd’hui sont des car-ferries, des pétroliers, des chimiquiers, des gaziers et des navires de stockage en mer. Les ferries représentent une grande partie du marché car les itinéraires et horaires fixes facilitent le ravitaillement en GNL. Pour les nouveaux navires, nous constatons un passage au GNL dans les principaux segments, les pétroliers en particulier. »
 
Investir dans l’infrastructure.
Selon Fluxys, le secteur doit encore relever certains défis afin de permettre le développement du GNL à plus grande échelle.
«Tout d’abord, l’infrastructure est encore limitée », explique Damien Adriaens. « C’est pourquoi Fluxys investit considérablement dans des projets tels que ENGIE Zeebruges, Flexfueler 2 et Quai 526. Par ailleurs, certaines compagnies maritimes jouent la carte de l’attentisme ». Il n’empêche que Fluxys reste très positif quant à l’avenir du GNL dans le secteur maritime. « Nous prévoyons que le nombre de navires méthaniers doublera dans les années à venir. Le GNL est une technologie mature qui répond aux dernières réglementations de l’OMI 2020 en matière d’émissions, l’infrastructure est en pleine croissance et le GNL bénéficie aujourd’hui de prix du gaz historiquement bas. De quoi rendre ce carburant plus intéressant que jamais en termes économiques. »

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