:focal(undefined))
Le biométhane en Belgique : local, durable et en plein essor
Le biométhane en Belgique : local, durable et en plein essor
Dans le cadre de sa newsletter, France Gaz Renouvelables a interviewé Didier Hendrickx, responsable des relations publiques et du département Green Gas Market Development chez Gas.be. Il partage son point de vue sur l’état actuel du biométhane en Belgique, les défis techniques et réglementaires, ainsi que les opportunités pour l’avenir.
Gas.be : un rôle central dans le développement du biométhane
Gas.be fédère les gestionnaires de réseaux de transport et de distribution de gaz en Belgique. Mais son rôle va bien au-delà :
Promotion et accompagnement des projets de biométhane via la méthanisation.
Conseil technique et commercial aux producteurs, entreprises et autorités.
Expertise et certification, avec un laboratoire accrédité et le label CERGA pour les installateurs.
Didier explique : « Nous voulons mieux comprendre le potentiel et les perspectives du biométhane et des gaz verts en Belgique. »
Un développement tardif mais prometteur
La Belgique a démarré plus tard que ses voisins européens, mais le marché est désormais bien lancé. Le pays compte environ 150 installations de biogaz, dont 13 injectent déjà du biométhane dans le réseau. De nombreux nouveaux projets sont en cours.
« L’absence de soutien massif pousse à des installations plus grandes et des modèles économiques solides, surtout dans le secteur des transports », souligne Didier.
Certification : clarté et fiabilité
Aujourd’hui, le biométhane est principalement suivi via un système fédéral de traçabilité, surtout pour le transport de bio-CNG et bio-LNG. Didier insiste sur l’importance d’un cadre européen harmonisé, clair et pratique, tout en garantissant la crédibilité environnementale.
Consommation locale vs exportation
Une grande partie du biométhane belge est exportée vers l’Allemagne, où la demande est forte. Gas.be souhaite toutefois rapatrier une partie de la consommation, via :
un renforcement de la certification,
une commercialisation simplifiée en Belgique,
des mécanismes de soutien temporaires.
L’objectif : des bilans carbone régionaux positifs et plus de souveraineté énergétique.
“ Nous réalisons aussi des études de fond pour mieux comprendre le potentiel et les perspectives du biométhane et des gaz verts en Belgique. ”
La mobilité : moteur du biométhane
Le transport routier et maritime est l’usage principal du biométhane. Le terminal GNL de Zeebrugge joue un rôle stratégique, fournissant du gaz naturel et du bio-GNL certifié ISCC à des stations d’Europe de l’Ouest.
« Nous prévoyons plus de 2 TWh de bioGNL en 2025 à Zeebrugge, et la demande maritime croît rapidement », précise Didier.
ETS 2 : un levier pour l’industrie
Avec la hausse des quotas carbone, le biométhane devient économiquement intéressant pour les entreprises belges souhaitant décarboner leurs procédés. Cette dynamique pourrait augmenter la consommation locale, en complément de l’exportation.
Les particuliers : vers le “gaz vert”
Pour les ménages, le biométhane reste encore peu disponible. Gas.be collabore avec les fournisseurs d’énergie pour proposer des contrats de gaz vert, afin que les citoyens puissent bénéficier d’une énergie locale et renouvelable, issue des déchets agricoles et urbains.
Des pionniers inspirants
Les installations belges utilisent divers intrants : déchets agroalimentaires, lisier, boues d’épuration et projets locaux pour la chaleur ou la mobilité. Didier tient à saluer les pionniers, qui ont testé en premier ces solutions innovantes.
💡 Conclusion
Le biométhane en Belgique n’est plus une idée d’avenir : il croît, devient plus fiable et peut être utilisé localement. Gas.be accompagne ce développement en garantissant qualité, traçabilité et impact environnemental.