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Ninatrans convertit l’ensemble de sa flotte LNG vers du Bio-LNG à 100 %
Un pionnier belge du transport montre la voie vers une mobilité durable
Le groupe de transport louvaniste Ninatrans concrétise ses ambitions durables : il convertit l’ensemble de sa flotte GNL au bio-GNL à 100 %. Une décision stratégique qui réduit les émissions de CO₂ de plus de 90 %, sans aucun compromis sur les performances ni l’autonomie.
Avec le fournisseur LNG Drive et la fédération Gas.be, Ninatrans lance un message clair :
“ Le bio-GNL est disponible, fiable et utilisable dès aujourd’hui. Ce qui manque, c’est un cadre politique clair et incitatif. ”
Qu’est-ce que le Bio-LNG ?
Le Bio-LNG est du biométhane liquide, produit à partir de déchets organiques locaux. Il est purifié, liquéfié, puis distribué via l’infrastructure LNG existante.
C’est une technologie prête à l’emploi, qui combine :
✔ Une forte réduction des émissions de CO₂
✔ Les mêmes performances que le diesel
✔ Une grande autonomie, un ravitaillement rapide
✔ Très peu de bruit – idéal pour les livraisons nocturnes
Du LNG au Bio-LNG : une évolution logique
Depuis 2014, Ninatrans investit dans des camions GNL en partenariat avec le constructeur IVECO. Le CEO Benny Smets précise :
“ Nous optons pour des solutions immédiatement disponibles. Le Bio-LNG offre un gain climatique direct et ne nécessite aucune nouvelle infrastructure. Ce qu’il faut, c’est un cadre politique clair. ”
Cette transition permet d’économiser des milliers de tonnes de CO₂ par an, sans impacter la flexibilité ou l’efficacité opérationnelle.
La force des carburants renouvelables
Le récent projet Tour d’Europe a démontré le potentiel des carburants renouvelables comme le Bio-LNG, le HVO ou le B100 :
16 véhicules
77.500 km parcourus
84 % de la distance parcourue avec des carburants renouvelables
Jusqu’à 77 % de réduction de CO₂ (analyse « well-to-wheel »)
Des études menées par l’Université technique de Darmstadt et le Karlsruhe Institute of Technology le confirment : ces carburants sont compatibles avec les véhicules et infrastructures existants, et utilisables immédiatement.
Philippe Desrumaux, CEO de LNG Drive, souligne également la maturité de la solution :
“ La technologie et le carburant sont là. Nous livrons déjà du bio-GNL certifié dans toute la Belgique, directement depuis le terminal de Zeebruges. Ce qu’il manque, c’est un cadre politique incitatif pour encourager les entreprises à franchir le pas. Sans cela, nous resterons au stade des bonnes intentions. ”
Son message est clair : le bio-GNL n’est pas une vision d’avenir, mais une solution concrète et opérationnelle dès aujourd’hui — à condition que la politique suive.
Appel aux autorités
Pour Gas.be, la Belgique passe à côté d’opportunités précieuses.
“ De nombreuses entreprises veulent investir dans le bio-GNL, mais sont freinées par la complexité réglementaire et le manque d’intérêt politique. Nos pays voisins ont déjà intégré ces carburants dans leur politique de transition énergétique, avec une approche technologiquement neutre. La Belgique ne peut pas se permettre de rester à la traîne. ”
L’appel est clair :
Reconnaître le bio-GNL comme une solution de transport durable
Adopter une approche technologiquement neutre qui évalue toutes les solutions de réduction des émissions
Soutenir la production locale via des politiques cohérentes en matière de déchets, d’énergie et d’innovation
Conclusion
Le choix de Ninatrans n’est pas un projet pour l’avenir, mais une solution concrète et opérationnelle dès aujourd’hui. Combiné à l’électrification et à l’hydrogène, le bio-GNL peut jouer un rôle essentiel dans la décarbonation du transport lourd et contribuer à atteindre nos objectifs climatiques.